vendredi 14 mars 2008

Séance annulée

Pour raisons de santé, la séance de Claudio Majolino 'Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens' du lundi 17 mars est annulée.
La prochaine séance de ce séminaire se tiendra le mercredi 26 mars avec une intervention de Francis Corblin sur le thème 'Pronoms et révision'.
Plus de précisions sur cette intervention très prochainement!

Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens

Ce lundi 17 mars, de 13h à 15h, en salle 019 de la maison de la recherche, est prévue une intervention de Claudio Majolino (Lille 3) sur le thème suivant :

Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens

En 1972 Gilbert Ryle pouvait affirmer : “let us frankly concede from thestart that Gegenstandstheorie itself is dead, buried and not going to beresurrected”. C'était à l'époque où, démoli par Russel et achevé parQuine, Meinong semblait condenser tous les maux ontologiques qui découlentd’une mauvaise théorie de la référence. La situation semble radicalementchangée aujourd’hui où un nombre de plus en plus important de philosophesse réclament de Meinong. D'où les quatre questions suivantes:
1) Pourquoi ce retour de la théorie de l'objet?
2) Quels sont les aspects de la "théorie de l’objet" et de la logique quien découle (celle élaborée par Mally) qui sont repris aujourd’hui ?
3) Quels aménagements a-t-elle subi pour être adaptée à un cadre logique(post-frégéen) qui n'était pas le sien ?
4) Et, pour finir, qu’est-ce que même les interprètes les plus bienveillants
ont dû refuser de Meinong ?

mercredi 5 mars 2008

Séance du 12 mars: Identité, Identification, Référence

Mercredi 12 mars, Emmanuel Genot (Lille 3) interviendra sur le thème suivant:

Identité, Identification, Référence

Kripke a introduit un "puzzle" portant sur l'attribution de croyances à un agent rationnel, impliquant des désignateurs rigides:
Pierre, qui est Français, pense que "Londres est jolie". En visite dans un quartier délabré, et ignorant que la ville qu'il entend appeler "London" est la même que Londres, Pierre forme la croyance que "London est laide".
Les croyances de Pierre sont contradictoires, Londres et London étant, d'après Kripke, "nécessairement" co-référentiels.
Lewis a proposé un diagnostic, qui préfigure les sémantiques bi-dimensionnelles, en introduisant une évaluation qui tient compte des alternatives épistémiques de l'agent (où le désignateur 'métaphysiquement' rigide n'est pas 'épistémiquement' rigide).
Toutefois, l'analyse de Lewis est compatible avec une approche pragmatique et unidimensionnelle. Les croyances de l'agent sont évaluées par rapport à un cadre de référence formé des croyances d'autres agents. Cela suppose que les agents évaluateurs partagent des modes d'identification, qui peuvent être représentés par des fonctions de choix d'un certain type.
Bien qu'une solution soit proposée au puzzle de Kripke, il s'agit plutôt de montrer comment développer systématiquement les propositions partiellement développées par Hintikka et Sandu dans leur critique de la New Theory of Reference, dont les sémantiques bidimensionnelles sont une évolution.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !



jeudi 21 février 2008

Séance du 27 février : l'identité intentionnelle

Mercredi 27 février, Justine Jacot (Lille 3) fera une intervention sur le thème suivant :

Identité intentionnelle : le point de vue sémantique

Le phénomène d'identité intentionnelle a été défini par P. Geach dans le cadre de phrases du langage naturel telles que : « Jean croit que quelqu'un s'est introduit dans l'appartement. Marie pense qu'il a volé des bijoux. » Dans ce fragment de discours, deux attitudes propositionnelles différentes sont attribuées à deux personnes différentes, mais portent sur le même individu, ce que signale la reprise anaphorique. En d'autres termes, ces phrases semblent affirmer l'identité d'une entité à travers les pensées de différentes personnes, que cet individu existe ou non.
Le problème qui se pose alors est la possibilité de rendre compte correctement de la reprise anaphorique, sachant qu'une analyse en termes de variables est impossible puisqu'une quantification de premier ordre nous contraindrait à admettre l'existence effective de l'individu en question. D'autre part, la présence de deux attitudes propositionnelles ne suppose pas une dépendance entre les contextes modaux : nul besoin que Marie ait des croyances à propos des croyances de Jean pour que ces phrases aient la signification requise.
Après une exposition des questions liées à la quantification sur les termes indéfinis et de celles liées à la subordination modale, je montrerai qu'une solution à ce type de reprise anaphorique peut s'effectuer dans un langage permettant d'exprimer les dépendances et indépendances des quantificateurs et des opérateurs modaux.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !

jeudi 14 février 2008

La référence et les mathématiques grecques

A nouveau : à vos agendas !
Le 14 mai, de 13 à 15h, Fabio Acerbi (Lille 3) nous parlera des

"Formes de référence dans les mathématiques grecques"
Il abordera les arguments suivants:
1) Mode de référence à la figure et généralité mathématique
2) Présence ou absence de déictiques dans les preuves
3) Modalités de renvoi dans une preuve à d'autres parties de la même preuve ou à d'autres théorèmes
Le site de STL étant ponctuellement sans mise à jour, restez à l'écoute, rencontrons-nous ici : des informations plus précises sont en route ; et d'autres interventions s'annoncent !

lundi 4 février 2008

Séance du 13 février : changement de salle

L'intervention de Friederike Moltmann aura lieu dans la salle des colloques de la Maison de la Recherche, toujours de 16H à 18H.

vendredi 1 février 2008

Séance du 13 février : Friederike Moltmann

Le mercredi 13 février, Friederike Moltmann (IHPST, Paris) donnera une conférence sur le thème suivant:

Reference to tropes

A number of philosophers, both present and past, have argued in favor of tropes, an ontological category of particularized properties, or concrete manifestations of properties. The examples of tropes discussed are generally referents of nominalizations with adjectives such as 'John's happiness' or Socrates' wisdom'. In this talk I show that such nominalizations cannot in general refer to tropes as standardly conceived, but require considerable modifications and refinements of trope theory.

ATTENTION ! Exceptionnellement, cette séance aura lieu de 16H à 18H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur les tropes, vous pouvez consulter l'article suivant: Friederike Moltmann, "Properties and Kind of Tropes: New Linguistic Facts and Old Philosophical Insights", Mind, 123.1, 2004, p. 1-41.

Allez faire également un tour sur le site de sa Chaire d'excellence, Ontological Structure and Semantic Structure, dont le lien se trouve dans la liste à droite, il comporte un certain nombre d'articles en rapport avec ce thème.

Bonne lecture, et venez nombreux à la conférence !