mardi 15 avril 2008

Séance du 23 avril: changement de salle

Attention !

La séance du 23 avril qui devait initialement avoir lieu en salle 019 de la Maison de la Recherche se déroulera exceptionnellement en salle 104 de la Maison de la Recherche, toujours de 13H à 15H.

lundi 14 avril 2008

Séance du 23 avril

Le mercredi 23 avril, nous aurons le plaisr d'écouter Aranzazu San Gines Ruiz (IHPST, Paris) qui interviendra sur le thème suivant:

Epsilon-termes, objets arbitraires et pronoms anaphoriques

Au début des années 20, Hilbert et ses collaborateurs introduisirent ce que l’on a appelé des « epsilon-termes » afin de trouver une définition explicite aux quantificateurs existentiel et universel. Aujourd'hui, ces termes connaissent un intérêt renouvelé. L'une des causes en est les conséquences bénéfiques qu’ils semblent entraîner quand ils sont appliqués dans le domaine du langage naturel. C’est ce cas qui nous intéressera en particulier. On verra comment on peut définir un langage de premier ordre avec des « epsilon-termes », et on motivera leur usage à travers quelques exemples. Ensuite, on s'intéressera à la théorie des objets arbitraires développée par K. Fine (1985), et dans ce contexte, on fera une comparaison entre les « epsilon-termes » et les objets arbitraires. Pour finir, on exposera certaines vertus que peut présenter un traitement formel du langage naturel qui emploie ce genre d’objet. En ce sens, on se concentrera essentiellement sur le cas particulier des pronoms anaphoriques.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !

lundi 17 mars 2008

Séance du 26 mars : Francis Corblin

Le mercredi 26 mars, Francis Corblin (Paris IV, Institut Jean Nicod) interviendra sur le thème suivant:

Pronoms et révisions

Comment analyser les pronoms et les indéfinis de telle sorte que leur rôle dans les énoncés de révision tels que (1) , signalés à l'attention par Strawson (1952), se trouve légitimé ?

(1) A. Un homme a sauté du pont.

B. Il n'a pas sauté, on l'a poussé.

La présentation établit que l'anaphore est un ingrédient nécessaire de ce type d'enchaînement discursif, et que ce fonctionnement anaphorique ne peut pas être capté par les théories classiques (Evans 1980, Kamp 1981), quel que soit le mécanisme de révision qu'on leur adjoigne. Pour traiter de ces cas, on propose une extension de la notion de référence mentionnelle utilisée dans Corblin (2007) pour rendre compte des fonctionnements pronominaux marginalisés par les théories classiques comme les pay-cheque sentences, ou l'anaphore à des segments d'idiome.
L'idée centrale est que la forme anaphorique répète non un référent, mais une mention. On propose une définition de la notion de mention indéfinie et de l'anaphore comme répétition d'une mention dans le cadre d'une extension de la DRT. Cette extension consiste, pour l'essentiel à indexer les référents de discours aux mentions linguistiques qui les introduisent.
Cette proposition semble couvrir une partie des intuitions formulées en terme de "Speaker's reference" par Kripke (1997) . On examine quelques-unes de ses conséquences, notamment en ce qui concerne la différence entre la notion de vérité (dénotationnelle) , et la notion dialogique de correction, laquelle implique fidélité à l'individu associé par le locuteur à une mention et indépendamment des propriétés qu'il lui assigne, peut-être à tort, dans l'énoncé.

Pour le cadre de la présentation, on peut se reporter à :
Corblin, F. (2007) "Pronoms et mentions", BSLP, .CII, fsc. 1, 285-323, disponible ici.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !

vendredi 14 mars 2008

Séance annulée

Pour raisons de santé, la séance de Claudio Majolino 'Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens' du lundi 17 mars est annulée.
La prochaine séance de ce séminaire se tiendra le mercredi 26 mars avec une intervention de Francis Corblin sur le thème 'Pronoms et révision'.
Plus de précisions sur cette intervention très prochainement!

Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens

Ce lundi 17 mars, de 13h à 15h, en salle 019 de la maison de la recherche, est prévue une intervention de Claudio Majolino (Lille 3) sur le thème suivant :

Référence et intentionnalité: Meinong vs. les meinongiens

En 1972 Gilbert Ryle pouvait affirmer : “let us frankly concede from thestart that Gegenstandstheorie itself is dead, buried and not going to beresurrected”. C'était à l'époque où, démoli par Russel et achevé parQuine, Meinong semblait condenser tous les maux ontologiques qui découlentd’une mauvaise théorie de la référence. La situation semble radicalementchangée aujourd’hui où un nombre de plus en plus important de philosophesse réclament de Meinong. D'où les quatre questions suivantes:
1) Pourquoi ce retour de la théorie de l'objet?
2) Quels sont les aspects de la "théorie de l’objet" et de la logique quien découle (celle élaborée par Mally) qui sont repris aujourd’hui ?
3) Quels aménagements a-t-elle subi pour être adaptée à un cadre logique(post-frégéen) qui n'était pas le sien ?
4) Et, pour finir, qu’est-ce que même les interprètes les plus bienveillants
ont dû refuser de Meinong ?

mercredi 5 mars 2008

Séance du 12 mars: Identité, Identification, Référence

Mercredi 12 mars, Emmanuel Genot (Lille 3) interviendra sur le thème suivant:

Identité, Identification, Référence

Kripke a introduit un "puzzle" portant sur l'attribution de croyances à un agent rationnel, impliquant des désignateurs rigides:
Pierre, qui est Français, pense que "Londres est jolie". En visite dans un quartier délabré, et ignorant que la ville qu'il entend appeler "London" est la même que Londres, Pierre forme la croyance que "London est laide".
Les croyances de Pierre sont contradictoires, Londres et London étant, d'après Kripke, "nécessairement" co-référentiels.
Lewis a proposé un diagnostic, qui préfigure les sémantiques bi-dimensionnelles, en introduisant une évaluation qui tient compte des alternatives épistémiques de l'agent (où le désignateur 'métaphysiquement' rigide n'est pas 'épistémiquement' rigide).
Toutefois, l'analyse de Lewis est compatible avec une approche pragmatique et unidimensionnelle. Les croyances de l'agent sont évaluées par rapport à un cadre de référence formé des croyances d'autres agents. Cela suppose que les agents évaluateurs partagent des modes d'identification, qui peuvent être représentés par des fonctions de choix d'un certain type.
Bien qu'une solution soit proposée au puzzle de Kripke, il s'agit plutôt de montrer comment développer systématiquement les propositions partiellement développées par Hintikka et Sandu dans leur critique de la New Theory of Reference, dont les sémantiques bidimensionnelles sont une évolution.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !



jeudi 21 février 2008

Séance du 27 février : l'identité intentionnelle

Mercredi 27 février, Justine Jacot (Lille 3) fera une intervention sur le thème suivant :

Identité intentionnelle : le point de vue sémantique

Le phénomène d'identité intentionnelle a été défini par P. Geach dans le cadre de phrases du langage naturel telles que : « Jean croit que quelqu'un s'est introduit dans l'appartement. Marie pense qu'il a volé des bijoux. » Dans ce fragment de discours, deux attitudes propositionnelles différentes sont attribuées à deux personnes différentes, mais portent sur le même individu, ce que signale la reprise anaphorique. En d'autres termes, ces phrases semblent affirmer l'identité d'une entité à travers les pensées de différentes personnes, que cet individu existe ou non.
Le problème qui se pose alors est la possibilité de rendre compte correctement de la reprise anaphorique, sachant qu'une analyse en termes de variables est impossible puisqu'une quantification de premier ordre nous contraindrait à admettre l'existence effective de l'individu en question. D'autre part, la présence de deux attitudes propositionnelles ne suppose pas une dépendance entre les contextes modaux : nul besoin que Marie ait des croyances à propos des croyances de Jean pour que ces phrases aient la signification requise.
Après une exposition des questions liées à la quantification sur les termes indéfinis et de celles liées à la subordination modale, je montrerai qu'une solution à ce type de reprise anaphorique peut s'effectuer dans un langage permettant d'exprimer les dépendances et indépendances des quantificateurs et des opérateurs modaux.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !