mercredi 5 mars 2008

Séance du 12 mars: Identité, Identification, Référence

Mercredi 12 mars, Emmanuel Genot (Lille 3) interviendra sur le thème suivant:

Identité, Identification, Référence

Kripke a introduit un "puzzle" portant sur l'attribution de croyances à un agent rationnel, impliquant des désignateurs rigides:
Pierre, qui est Français, pense que "Londres est jolie". En visite dans un quartier délabré, et ignorant que la ville qu'il entend appeler "London" est la même que Londres, Pierre forme la croyance que "London est laide".
Les croyances de Pierre sont contradictoires, Londres et London étant, d'après Kripke, "nécessairement" co-référentiels.
Lewis a proposé un diagnostic, qui préfigure les sémantiques bi-dimensionnelles, en introduisant une évaluation qui tient compte des alternatives épistémiques de l'agent (où le désignateur 'métaphysiquement' rigide n'est pas 'épistémiquement' rigide).
Toutefois, l'analyse de Lewis est compatible avec une approche pragmatique et unidimensionnelle. Les croyances de l'agent sont évaluées par rapport à un cadre de référence formé des croyances d'autres agents. Cela suppose que les agents évaluateurs partagent des modes d'identification, qui peuvent être représentés par des fonctions de choix d'un certain type.
Bien qu'une solution soit proposée au puzzle de Kripke, il s'agit plutôt de montrer comment développer systématiquement les propositions partiellement développées par Hintikka et Sandu dans leur critique de la New Theory of Reference, dont les sémantiques bidimensionnelles sont une évolution.

Cette séance aura lieu de 13H à 15H, en salle 019 de la Maison de la Recherche.

Venez nombreux !



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